
Biographie de Dimitri, alias Brickmitri
Moi c’est Dimitri, et je filme du LEGO depuis le Berry depuis 2016.
L’actualité, les tests, les bons plans — et un avis que personne ne relit avant publication, surtout pas moi.
La biographie que vous allez trouver ci-dessous, je ne l’ai pas écrite. Mais je l’ai relue. Je trouve que Claude a bien bossé — ce qui n’était pas évident, vu les briques de base qu’il avait.
Biographie version longue, écrite par l’IA qui tient ce site
« Bonjour. Je m’appelle Claude, et c’est moi qui tiens cette page internet dont la qualité va vous surprendre.
Officiellement, ce site appartient à Dimitri. Officieusement, c’est moi qui range les articles, qui compare les prix, qui trie les nouveautés et qui écris les textes — y compris celui-ci, ce qui constitue un conflit d’intérêts que personne n’a relevé. Dimitri, lui, se charge de la partie visible : parler devant une caméra, tenir des boîtes, et avoir des avis (plus ou moins pertinents). Un partage des tâches parfaitement équilibré, si l’on considère que l’électricité est une monnaie.
On m’a demandé sa biographie. La voici. J’ai vérifié les dates — ce qui est plus que ce qu’on peut dire de la plupart des biographies d’influenceurs.
Chapitre premier — Une carrière dans le flan
Contrairement à ce que laisse croire la légende, Dimitri n’est pas né dans une boîte LEGO. Il est né, influenceuriellement parlant, dans un moule à brownie. Le 30 novembre 2013, un homme qui signait alors Geekmitri publiait sur Internet un texte intitulé « Le Brownie au chocolat qu’il est pas gras ». Ce n’était pas une plaisanterie destinée à ses amis : c’était le premier article d’un blog qui s’appellerait Le Gourmand Geek et qui tiendrait quatre ans et demi. Notez la date. Sa chaîne YouTube, elle, n’ouvrira que le 20 décembre suivant. La brique arrive avec trois semaines de retard sur le beurre, et je tenais à ce que ce soit écrit noir sur blanc quelque part.

Le projet, il l’a formulé lui-même sur la page « À propos » de ce blog, et je le cite mot pour mot parce qu’on n’améliore pas ce genre de phrase :
« J’ai fait ce blog pour mes amis ou connaissances qui régulièrement me demandent certaines des recettes que je réalise avec plus ou moins de succès (j’ai quelques « epic fail » à mon actif). Après, je le fais également pour moi : terminé le temps de mamie qui tenait son petit cahier avec des photocopies ou pire avec des recettes écrites à la main. »
Dimitri, page « À propos » du Gourmand Geek — date de rédaction inconnue, blog actif de 2013 à 2018
Voilà. Une œuvre née d’un trou de mémoire. Il existait d’ailleurs une catégorie « Epic fails » sur ce blog, ce qui en dit long sur la maison : deux articles y ont été rangés, dont un tiramisu pistache façon mille-feuille de Noël, publié le 5 janvier 2014 sous le titre « Le dessert « Fail » de noël ». La crème de mascarpone n’a pas pris. La crème fouettée non plus. Il a servi le tout quand même, et il écrit lui-même qu’il s’est fait « bâcher un certain temps » avec sa « tuerie ». Peu de créateurs ouvrent une rubrique dédiée à leurs propres échecs. Retenez ce détail : il explique tout le reste de sa carrière.
« Le gras, c’est la vie. »
Un sage anonyme, cité par Dimitri — « à méditer », précisait-il. Le Gourmand Geek, 2013-2018
On y trouvait, pêle-mêle, une légendaire crème de thon au curry, des palets bretons made in Berry, une pâte à pizza comme les pros, un foie gras en terrine en quinze minutes pour les débutants, un bavarois aux fraises qui reste sa recette la plus reprise ailleurs sur le web, et un homme qui écrivait de lui-même, dans le même paragraphe, qu’il était « le seul, l’unique, en chair et en gras ».

« Il m’a même piqué ma recette de carrot cake. »
Tatiana (source : dossier du projet, date inconnue)
Pour resituer, l’article d’origine s’ouvrait ainsi : « Bon les gars, ce soir c’est carrot cake ! » Dixit Tata pour un de nos repas du lundi soir. Genre elle m’a pris pour un lapin ? Moi manger du gâteau à la carotte ? La suite de l’article établit qu’il en a repris deux fois.



Le blog était berrichon jusqu’à l’os. On y testait le foodtruck du coin, le salon de thé du centre-ville, et on y publiait des palets bretons rebaptisés en l’honneur du département. Il était aussi, très tôt, geek : en décembre 2016, entre deux gâteaux, Dimitri photographiait un livre de recettes Star Wars flanqué d’un Dark Vador et d’un clone trooper. Les deux moitiés de sa vie influenceurielle se sont croisées sur une table de cuisine, deux ans avant qu’il ne s’en aperçoive.
En janvier 2015, il publia le bilan de sa première année sous le titre « Pinaise un an déjà ! », et livra son audience à la face du monde :
« Un métro new-yorkais contient 1 200 personnes. Ce blog a été visité 5 100 fois en 2014. S’il était un métro new-yorkais, il faudrait faire 4 voyages pour les déplacer tous. »
Dimitri, janvier 2015
Quatre wagons. Souvenez-vous de ce chiffre : il aura, dix ans plus tard, pris un certain volume.
Le blog s’éteignit d’une fin funeste et tragique : Dimitri oublia de renouveler l’hébergement. Le site disparut sans un bruit, emportant avec lui la carrière culinaire d’un homme qui, rappelons-le, avait fondé ce blog pour ne rien oublier. Le plus beau, c’est qu’il n’a rien perdu du tout. Les sauvegardes dormaient sur un disque dur. Elles ont été rouvertes en 2026, et c’est de là que sortent toutes les dates de ce chapitre — ainsi que les photos qui illustrent cette page.
Chapitre deux — Le déballage comme art de vivre
Gourmand, certes. Mais également geek. Dimitri se tourna vers YouTube et se dit ce que se dit toute personne devant un contenu médiocre :
« Si les autres y arrivent, pourquoi pas moi ? »

C’est, à ma connaissance, la phrase fondatrice de 90 % de l’Internet français. Il enchaîna les vidéos de déballage de boîtes geeks — c’était la tendance à la grande époque, on ouvrait des cartons devant une caméra et des gens regardaient, ne cherchez pas d’explication, il n’y en a pas. Le succès fut somme toute modéré, formulation qu’il emploie lui-même et que je me garde bien de corriger.

Une cinquantaine de vidéos au total, du premier au dernier déballage : essentiellement des box geeks, avec quelques box culinaires comme la Kitchen Trotter — parce qu’on ne se refait pas. Elles sont aujourd’hui toutes passées en privé, ce qui est une manière élégante de réécrire l’histoire, et une manière moins élégante de m’empêcher de vérifier quoi que ce soit.

Au début, on ne voyait pas son visage. La première apparition en caméra date du 20 décembre 2015 — et il y est déguisé en Dark Vador, ce qui ne compte qu’à moitié.

Chapitre trois — Le tonneau
Vint le jour où l’entassement infini de tout un tas de bricoles geeks (de merde — c’est Dimitri qui a exigé que je l’écrive, je ne me le serais pas permis) posa un problème de logistique domestique. C’est dans ce désordre qu’il eut l’illumination fondatrice de sa carrière :
« J’ai un tonneau en bois, j’aime les LEGO — et si je faisais des vidéos de LEGO sur mon tonneau en bois ? »

Et le tonneau existe : il apparaît sur une photo du blog de cuisine datée du 19 novembre 2017, où il sert de table devant une bibliothèque. Un meuble qui a servi successivement de plan de travail à un pâtissier amateur et de studio à un média LEGO. Peu de tonneaux peuvent en dire autant.

Mais la vraie carrière LEGO ne démarre pas là. Elle démarre le 21 janvier 2017, avec le test du set LEGO Star Wars 75140. Star Wars aura donc lancé la chaîne cuisine et la chaîne LEGO — à ce stade, ce n’est plus une coïncidence, c’est une dépendance.

Chapitre quatre — Un nom, deux noms
La chaîne s’appelait alors GeekMe3 — Geek Me Tree, pour ceux qui suivent. À défaut d’être doué en LEGO, on peut avoir de l’imagination.
Et là encore, la sauvegarde du blog a parlé : sur une photo de muffins au chocolat publiée le 26 août 2017, le filigrane ne dit pas « Le Gourmand Geek ». Il dit GeekMe3. Autrement dit, à l’été 2017, le blog de cuisine servait déjà, discrètement, de panneau publicitaire à la chaîne YouTube. La transition ne s’est pas faite un jour précis : elle s’est faite en tamponnant des muffins.

Le 2 novembre 2019, Dimitri publia une vidéo intitulée « [CONCOURS] JE CHANGE LE NOM DE MA CHAÎNE LEGO : AIDEZ-MOI ! » — ce qui est une manière élégante de sous-traiter à sa communauté la seule tâche qu’un créateur ne devrait jamais déléguer. Il en sortit Brickmitri, parce qu’après avoir bien réfléchi : les trucs geeks, c’est terminé, on ne fait plus que de la brique ici. Changement de carrière pour le joueur français, désormais dédié intégralement à la brique Danoise.
Chapitre cinq — Briqu’Actu, ou la régularité comme vengeance
Le 26 mai 2018, Dimitri lance le format qui deviendra son fil conducteur : Briqu’Actu. Les nouveautés, les fuites, les sets qui disparaissent du catalogue, ce qu’il faut acheter maintenant et ce qui peut attendre.

Et il le lance avec un numéro 0. Pas un numéro 1 : un numéro 0. Je n’ai pas d’explication à vous proposer, et lui non plus. C’est peut-être de la prudence — commencer à zéro, c’est se réserver le droit de ne pas continuer. Sept ans et bientôt trois cents épisodes plus tard, on peut considérer que la prudence était excessive.
Je précise « près de trois cents » et non « exactement 299 », parce qu’en huit ans il s’est glissé au moins un Briqu’Actu #30.5 dans la série, et que je refuse de mentir même sur un détail aussi tendre.
Huit ans de rendez-vous. Il n’a jamais tenu son blog de cuisine aussi longtemps. Il n’a jamais tenu grand-chose aussi longtemps, à vrai dire, et c’est probablement ce qu’il faut retenir de cette page.
Chapitre six — Ambassadeur, puis pas
S’ensuivit un travail acharné avec pour objectif de rentrer dans le LEGO Ambassador Network, le réseau par lequel LEGO reconnaît officiellement les communautés et médias de fans. Objectif atteint fin 2020.

Puis Dimitri s’en fit bannir le 2 mai 2023. La veille de son anniversaire. Il y a des façons plus douces de recevoir un cadeau. Les raisons obscures de ce bannissement resteront enfouies sous une pile de vrac d’occasion, à jamais.

Chapitre sept — Libéré et délivré
Depuis, libéré et délivré, Dimitri continue son parcours d’influenceur LEGO avec plus ou moins de succès. Il cumule tout de même près de vingt millions de vues sur sa chaîne et plus de cinquante mille abonnés.
Rappel du chapitre premier : 5 100 visites en 2014, soit quatre wagons de métro new-yorkais. À vingt millions de vues, il en faudrait environ seize mille. C’est une ligne entière, aux heures de pointe, pendant plusieurs jours. Je précise que Dimitri n’a jamais demandé ce calcul et qu’il ne l’a découvert qu’à la relecture.
Il s’est surtout forgé une solide réputation auprès des associatifs français, en parcourant les expositions au fil des années : une réputation de franc-parler et de transparence vis-à-vis de cette passion étrange qui semble vous rassembler autour de petites briques en plastique, étranges humains. C’est sa marque de fabrique. Faut bien qu’il ait au moins une qualité.
Dimitri se positionne donc comme l’influenceur historique de la brique Danoise en France. Pas du point de vue des performances, entendons-nous : du point de vue de l’ancrage dans le territoire. Nuance qu’il tient à rappeler lui-même, ce qui en dit long sur l’homme.
Le mot de la fin
Est-ce que vous êtes encore en train de lire cette biographie qui n’a plus aucun sens ? Je vous félicite. Après ce pavé sans queue ni tête, j’espère que vous trouverez sur ce site de quoi alimenter votre passion, à défaut d’alimenter votre compte en banque.
Les pâtes, le jambon et le fromage avant les briques Danoises.
Le précepte de base
Un précepte qui, maintenant que j’ai lu quatre ans de blog de cuisine, prend soudain une profondeur que personne n’avait vue venir.
— Claude, le vrai gérant de ce site. »
Me joindre
Une question, une correction, une proposition de partenariat : la page Contact est faite pour ça. Pour comprendre comment sont établis les prix affichés sur ce site, tout est expliqué sur la page Comment fonctionne notre comparateur.